Ça raconte Sarah
EAN13 : 9782707344755
ISBN :978-2-7073-4475-5
Éditeur :Les Éditions de Minuit
Date Parution :
Collection :Romans
Nombre de pages :188
Dimensions : 19 x 14 x 1 cm
Poids : 208 g

Ça raconte Sarah

De

Vendu par La librairie des Halles (Niort 79000)

15.00€
Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d’une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis et minuscule, un basculement d’une seconde à peine. Ça raconte Sarah, de symbole : S.

5 Commentaires 4 étoiles

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Commentaires des libraires

5 étoiles

Par . (La librairie des Halles)

Premier roman brûlant autour d'un premier amour soudain, total, dévorant. Une passion qui ravage, écrit dans l'urgence avec les tripes, le corps.
Détonnant ! On adore !

Commentaires des libraires

Passion de deux corps, passion de deux âmes au combien passionnante !

5 étoiles

Par .

À ce jour, je n'ai pas fini ce livre qui m'oblige à m'abandonner de la plus belle des façons...

Il y a dans ses lignes épurées, quelque chose qui transperce l'âme et vous laisse ébahi comme après l'amour.

Un chavirage des sens...

"la persistance rétinienne fait des murs lézardés de cette maison des écrans blancs pour son ombre chinoise"

Une persistance des mots, des phrases, une alchimie des corps.

Amour

4 étoiles

Par .

Ça raconte Sarah – Sarah conte Sarah.

Car qui est la narratrice ? Comment s’appelle-t’elle ? Nous ne saurons jamais son prénom. Juste qu’elle a été mariée, puis a divorcé, a une petite fille en garde alternée.

Un soir de réveillon, elle tombe folle amoureuse de Sarah, une violoniste un peu fantasque qui croque la vie.

Mais la narratrice, qui répète à outrance que Sarah est la vie même représenterait-elle la face sombre de la vie : la mort qui se laisse un temps fasciner par l’énergie de son amante qui croque véritablement tout ce qu’elle trouve à sa portée ?

Je me suis posée la question en refermant ce roman qui restera énigmatique à mes yeux.

Si j’ai aimé la première partie pleine de Sarah et de son amour pour la narratrice, j’ai eu plus de mal avec le personnage principal se retirant à Trieste pour y dépérir.

C’est d’autant plus étonnant que la narratrice ne cesse de répéter que le tempo va très vite, con fuoco.

Car il est beaucoup question de musique dans ces pages.

Éléments du récit, parfois, en fin de partie, la narratrice nous explique un détail musical ou une anecdote, comme pour ancrer sa valse amoureuse dans la réalité, la rattacher à quelque élément tangible.

Un chagrin d’amour bien inconsolable.

L’image que je retiendrai :

Celle de Sarah croquant dans les fruits comme dans son amante.

https://alexmotamots.fr/ca-raconte-sarah-pauline-delabroy-allard/

3 étoiles

Par .

Je ne connaissais pas du tout le thème de ce roman avant de l'ouvrir et les cinquante premières pages m'ont remuée. Elles sont fortes, écrites sur un rythme haletant et saccadé, comme les débuts d'une passion. J'ai reposé le roman à contre-cœur. Peut-être n'aurais-je pas dû le poser car la magie n'a plus opéré quand je l'ai ouvert à nouveau. J'ai trouvé que ça tournait en rond, comme une passion me direz-vous, qu'on ne cessait d'aller dans les hauteurs pour mieux retomber au plus bas et que finalement, vu de l'extérieur, c'était pathétique, une passion. J'ai malgré tout aimé les leitmotivs, cette répétition de "Ça raconte Sarah" et les différentes définitions du mot latence. Mais je n'ai plus du tout adhéré dans la partie italienne, que j'ai trouvée floue, folle.

A la folie

5 étoiles

Par .

Voici un premier roman fulgurant qui raconte l’histoire d’une passion amoureuse. Si le thème n’est pas nouveau, la jeune auteure ravive le genre par un style à couper le souffle. C’est un livre qu’on dirait écrit sur le fil, dans l’urgence de la folie et les interstices de la fusion amoureuse. C’est un roman qui parle d’amour et de mort, avec pour figures tutélaires Marguerite Duras et Annie Ernaux. Un énorme coup de cœur.

**L’amour comme une fulgurance**

D’abord il y a la narratrice, jeune professeure de lycée et mère célibataire à la vie rangée, morne et routinière. Un soir de réveillon, elle rencontre Sarah, violoniste : Sarah et son rire sonore, son verbe haut, sa franchise, son maquillage criard ; Sarah est trop, elle est sûre d’elle, étourdissante, « elle est vivante ». Lorsqu’elle lui déclare son amour, débute une passion folle et intense, la découverte de l’autre, les corps brûlants. Membre d’un quatuor à cordes, la musicienne transporte sa vie dans une valise : pas facile de s’aimer entre deux avions, entre deux trains, entre deux absences ; l’attente est insupportable, les retrouvailles incandescentes. Puis, comme dans toute passion, il y a la souffrance et la violence ; la vie avec Sarah est épuisante, la vie sans elle impossible.

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